Tahr de l’Himalaya

Quasi menacée
Nom scientifique : Hemitragus jemlahicus

Où vit-il ?

En Chine, en Inde et au Népal sur les versants de l'Himalaya, jusqu'à 5000 mètres d'altitude.

Le saviez-vous ?

Des différences pas si évidentes...
Il existe actuellement trois genres de tahr : celui d'Arabie, celui des Nilgiri qui se trouve au sud de l'Inde et celui de l'Himalaya que nous vous présentons ici, au Parc Animalier d'Auvergne. A l'origine, ces trois genres n'en formaient qu'un mais de récentes études au niveau moléculaire ont déterminé qu'il s'agissait de trois genres différents. La classification évolue constamment grâce aux nouvelles technologies qui nous fournissent des informations plus précises.

Le tahr de l’Himalaya est un animal diurne et social. Les femelles et les petits forment des groupes d’une vingtaine d’individus que les mâles adultes rejoignent lors de la saison de reproduction, entre octobre et janvier. Pendant cette période, ils s’affrontent dans les pentes enneigées à coups de cornes et tentent de se déséquilibrer.
Le tahr migre au printemps jusqu’à 5000 mètres d’altitude et redescend en automne vers 2500 mètres pour s’abriter du froid extrême. Trapu et très agile, il est très bien adapté à ce milieu puisqu’il est capable de se déplacer entre les rochers. Il possède un pelage épais, surtout au niveau des épaules et du cou, et une queue très courte, qui lui permettent de résister au climat de montagne. Il se nourrit principalement d’herbes mais il lui arrive de manger aussi des fruits pour compléter son régime. Son principal prédateur est la panthère des neiges. Le tahr de l’Himalaya est chassé pour sa viande et souffre de l’expansion des populations humaines. Il peut aussi entrer en compétition avec le bétail.

Longueur

90 à 140 cm et queue de 9 à 12 cm.

Taille

65 à 100 cm au garrot.

Cornes

40 cm pour le mâle.

Poids

50 à 100 kg.

Espérance de vie

18 ans.

Maturité sexuelle

2 ans.

Gardons espoir...

Il reste encore des espèces à protéger !

En Inde, le tahr de l'Himalaya est présent dans de nombreuses réserves protégées mais certaines populations se sont déplacées en dehors de ces espaces. Il a donc été proposé au gouvernement indien d'étendre les zones protégées, d'en créer de nouvelles et d'engager les communautés locales à la protection de l'espèce. Des populations de tahrs ont également été introduites dans plusieurs pays, tels que la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud, où elles se sont acclimatées avec succès. Elles constituent des populations de secours pour les milieux himalayens.