Atèle varié

Danger critique

Inigo et Itsch sont les deux atèles du Parc


Nom scientifique : Ateles hybridus

Où vit-il ?

Amérique du Sud (Colombie et Venezuela) entre 200 et 700 m d’altitude

Le saviez-vous ?

Les jardiniers de la forêt
Du fait de son régime frugivore, l’atèle varié contribue à la dispersion des graines dans son écosystème assurant ainsi le renouvellement et l’extension des forêts tropicales. On estime en effet qu’en une année, un individu va disperser pas moins de 195 000 graines d’environ 1 mm de diamètre et 35 000 graines de plus de 3 mm et ce pour plus de 150 espèces fruitières différentes ! Les graines dispersées germent dans un rayon moyen de 450 m autour de l’arbre « source » mais certaines graines ont pu se développer jusqu'à 1,2 km de leur lieu d’origine !

L’atèle varié est un primate appartenant au groupe des singes araignées, nommés ainsi à cause de leurs longs membres frêles et leur queue préhensile rappelant les pattes des arachnides. On le retrouve dans la canopée des forêts tropicales humides de Colombie et du Venezuela. C’est dans les cimes des arbres qu’il trouve sa nourriture essentiellement basée sur les fruits.
Social, il vit en groupes pouvant atteindre une vingtaine d’individus. Ils sont mixtes, sans hiérarchie bien établie si ce n’est l’âge des individus. Les jeunes mâles restent dans leur groupe tout au long de leur vie tandis que les jeunes femelles peuvent quitter leur groupe natal pour en rejoindre un nouveau.

Longueur du corps

45 à 50 cm.

Longueur de la queue

75 à 80 cm.

Poids

Mâle : 10 kg et Femelle : 7,5 kg.

Espérance de vie

27 ans dans la nature et 40 ans en captivité .

Gestation

7 mois et demi.

Maturité sexuelle

Entre 4 et 5 ans.

Protection rime avec éducation

L’Atèle varié est protégé dans certaines réserves sud-américaines et des campagnes de conservation commencent à voir le jour en Colombie et au Venezuela. L’objectif des associations œuvrant sur place est avant tout de former de nouveaux scientifiques, pour approfondir les connaissances sur sa biologie et son écologie. En parallèle, elles participent à l’éducation des jeunes générations : les communautés sont ainsi directement impliquées dans la conservation de leur écosystème et ce durablement dans le temps.