Le Parc ANIMALIER D’AUVERGNE est l’un des 21 SITES EMBLEMATIQUES DE LA REGION AUVERGNE Rhône-Alpes
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Carte d’identité :
Où vit la tortue d’Hermann ?
Son aire de répartition naturelle couvre le sud de l’Europe : sud-est de la France, nord-est de l’Espagne, Italie, Balkans, Grèce et Turquie européenne, ainsi que plusieurs îles méditerranéennes comme la Corse, la Sardaigne ou la Sicile. Sédentaire, elle se déplace peu (environ 80 mètres par jour) et occupe un domaine vital d’environ 10 hectares.
Espèce typiquement méditerranéenne, elle fréquente les maquis, garrigues, chênaies claires, dunes, prairies maritimes et zones agricoles traditionnelles. Elle recherche des milieux mosaïques mêlant espaces ouverts et végétation arbustive, essentiels pour s’alimenter, s’abriter et réguler sa température corporelle.
Une tortue herbivore qui hiberne !
Active principalement de mars à octobre, la tortue d’Hermann réduit son activité lors des fortes chaleurs estivales et hiberne de mi-octobre à mi-mars, enterrée à quelques centimètres sous terre, souvent au pied d’un buisson ou d’un rocher.
Principalement herbivore, elle se nourrit de feuilles, fleurs et fruits. Elle peut toutefois consommer ponctuellement des invertébrés (escargots, vers de terre, coléoptères…), des petits cadavres, des excréments de mammifères et même des petits cailloux pour faciliter la digestion. Ces apports complémentaires lui fournissent notamment le calcium indispensable à sa croissance.
Régime alimentaire
Herbivore
Mode de vie
Crépusculaire
Taille corps
15 à 20 cm pour les mâles, 18 à 25 cm pour les femelles
Poids
800g à 4kg selon la sous-espèce
Espérance de vie
Environ 80 ans
En France, la tortue d’Hermann est protégée et classée vulnérable sur la Liste rouge nationale des reptiles. L’espèce fait face à de nombreuses pressions : destruction et fragmentation de l’habitat, incendies de forêt dont la fréquence augmente avec le changement climatique, collisions routières, prélèvements illégaux, utilisation de produits agrochimiques et pollution…
Une population peut mettre plus de 50 ans à se reconstituer ! Cette espèce bénéficie donc bénéficie d’un cadre de protection juridique international et des plans nationaux d’action ont été mis en place en France, en Espagne et en Italie, incluant la restauration et gestion des habitats, le suivi scientifique des populations, la sensibilisation du public et la réintroduction dans certaines zones après incendie.
La maturité sexuelle est tardive, atteinte entre 7 et 12 ans selon les régions. Espèce solitaire, mâles et femelles ne se rencontrent que pour l’accouplement. La parade nuptiale est énergique : morsures et chocs de carapace rythment les interactions.
Les femelles pondent une à plusieurs fois par an, déposant 2 à 6 œufs dans un nid creusé dans le sol. L’éclosion intervient généralement à la fin de l’été, souvent après les premières pluies de septembre. Les jeunes subissent une forte mortalité durant leurs premières années, en raison notamment de la prédation (renard, sanglier, blaireau, genette…).
Cette espèce peut vivre plus de 80 ans, sa longévité exceptionnelle compense en partie sa maturité sexuelle tardive (7 à 12 ans). Mais cela signifie aussi que la disparition d’adultes reproducteurs a un impact majeur sur les populations, qui mettent des décennies à se reconstituer.
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Parc Animalier d’Auvergne
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